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Les lampe next gen : Matrix Lighting : le checkerboard HPS + LED expliqué

  • botafarmseedbank
  • il y a 6 jours
  • 5 min de lecture


Depuis quelques mois,

un setup revient souvent dans les rooms “high performance” aux États-Unis : le checkerboard hybride HPS + LED, popularisé par Matrix Lighting et repris par pas mal de cultivateurs qui visent des niveaux de rendement et de qualité très élevés. Sur les vidéos, ça surprend : les lampes sont très hautes, et on voit un mélange de fixtures qui n’ont pas du tout la même gueule. Certains crient au “snake oil”, d’autres jurent que ça améliore le résultat final.


Dans cet article, on va décortiquer ce système de manière très digeste, mais avec suffisamment de fond pour que les pros y trouvent leur compte. On va parler physique, pénétration, uniformité, spectre, coût énergétique, et surtout… ce que tu peux en retenir pour améliorer tes cultures.





1) C’est quoi le “checkerboard” Matrix Lighting ?



Le principe est simple : au lieu de faire une salle 100% HPS ou 100% LED, Matrix propose une stratégie hybride :


  • une rangée (ou case) en HPS DE 1000W

  • puis une rangée (ou case) en LED

  • puis HPS, puis LED…


    ➡️ comme un damier, d’où le mot checkerboard



L’objectif est de combiner le meilleur des deux mondes :

le HPS pour la pénétration et la chaleur radiative, et le LED pour le spectre, l’efficacité et la distribution.


Dans les installations Matrix, les lampes sont souvent suspendues haut (on parle d’environ 2,6 m / 8.5 ft entre les tables et les fixtures). Les LED ont parfois une optique/lentille pour limiter la perte par dispersion (spill) et concentrer un peu le faisceau vers le bas.





2) Pourquoi certains trouvent ça bizarre ?



Quand tu regardes une vidéo comme celles d’Athena, tu as l’impression que les LED sont “miles away” du canopy. C’est exactement ce qu’un commentaire disait : “comment ça peut être mieux que du under-canopy, alors que les LEDs sont aussi hautes ?”


Cette réaction est normale, parce qu’on a tous appris une règle très basique :


➡️ Plus tu éloignes une lampe, plus l’intensité chute.


Donc à première vue, ça peut sembler illogique. En réalité, ce système repose sur autre chose : la gestion de l’uniformité et du microclimat, pas uniquement sur le “PPFD maximum sous la lampe”.





3) Ce que le checkerboard fait VRAIMENT bien




A) Pénétration : HPS garde l’avantage



Même en 2026, le HPS reste monstrueux en pénétration. Pourquoi ? Parce que :


  • c’est une source lumineuse “plus ponctuelle”

  • avec un gros flux photonique

  • qui traverse mieux un canopy dense



Ça ne veut pas dire que les LED ne pénètrent pas. Les LED modernes font très bien le job, surtout avec de bons réglages. Mais dès que tu veux pousser très fort (hauts PPFD, variétés épaisses, gros canopy), beaucoup de cultivateurs constatent encore :


➡️ HPS = meilleure pénétration et meilleurs bas de plantes (si la conduite suit).



B) Chaleur radiative : l’arme secrète



C’est LE point que la majorité des gens sous-estime.


Un HPS ne fait pas que chauffer l’air : il envoie beaucoup de chaleur radiative qui chauffe directement la plante (feuille, apex, fleurs). Ça change ton leaf temperature et donc ton VPD réel.


La conséquence est énorme :

si tu pousses fort sous LED, tu dois souvent chauffer/déshumidifier autrement pour garder une plante “chaude” et active. Sous HPS, une partie de ce travail est faite naturellement.


➡️ En pratique : HPS aide énormément pour “driver” la transpiration et encaisser des PPFD élevés.



C) Uniformité : le vrai intérêt du “high hanging”



Oui, la distance fait perdre de l’intensité. Mais en échange elle augmente :


  • la couverture

  • l’uniformité

  • et réduit les hotspots



Suspendre haut, c’est une méthode pro depuis longtemps. Le but n’est pas d’avoir une zone brûlante sous la lampe et des coins faibles : le but, c’est une canopée régulière.


Et c’est là que le checkerboard peut être très intelligent : les fixtures alternées créent un champ lumineux plus homogène à grande échelle.





4) Les LED Matrix : est-ce que les lentilles “défient la physique” ?



Non.


Et Matrix lui-même l’a dit dans les commentaires : aucune lentille ne défie la physique. Les lentilles ne créent pas des photons, elles font surtout :


  • mieux diriger la lumière

  • réduire le spill

  • resserrer le faisceau



Ça peut aider à l’uniformité et à la “propreté” du mapping. Mais si quelqu’un te vend l’idée que la lentille fait gagner de la puissance par magie… il ment.


➡️ La lentille n’augmente pas la puissance. Elle optimise l’usage de la puissance.





5) Le gros débat : spectre pas uniforme = problème ?



C’est l’objection la plus intelligente des sceptiques :


  • sous un HPS → spectre HPS

  • sous une LED → spectre LED

  • entre les deux → spectre mixé, variable



Donc oui, techniquement, ton spectre n’est pas identique sur toute la surface.


Mais en pratique, la plante répond surtout à :


  • ton DLI

  • la constance d’intensité

  • ton leaf temp

  • ton équilibre VPD / EC / irrigation



Et surtout : avec une hauteur importante + une densité correcte de fixtures, le champ lumineux se mélange beaucoup plus qu’on ne le croit.


➡️ Donc ce n’est pas “parfait sur le papier”, mais ce n’est pas non plus le problème que certains imaginent.





6) Est-ce mieux qu’un full LED moderne ?



La réponse honnête :



✅ Oui, dans certains cas



Si tu veux :


  • pousser très fort en PPFD

  • sur de gros canopys

  • avec une plante “chaude” et très active


    ➡️ le HPS t’aide énormément.



Le checkerboard peut donner :


  • densité + volume (HPS)

  • meilleure expression / finition (LED)




❌ Non, si tu raisonnes ROI / efficacité



Le HPS perd sur l’efficacité énergétique :


  • HPS DE : souvent ~1.6–1.9 µmol/J

  • LED moderne haut de gamme : 2.7–3.1 µmol/J



Donc si ton coût électrique est élevé (coucou l’Europe), le full LED moderne gagne souvent sur :


  • consommation

  • chaleur à gérer

  • stabilité

  • maintenance



➡️ En gros : checkerboard = performance brute, full LED = efficacité + simplicité.





7) Le verdict “no bullshit”



Matrix Lighting, ce n’est pas du snake oil.


Mais ce n’est pas non plus une révolution qui rend les autres setups obsolètes. Ce système marche parce qu’il repose sur des principes solides :


  • uniformité par suspension haute

  • pénétration et radiant heat via HPS

  • spectre et distribution via LED



Ce n’est pas la lentille qui fait le miracle. C’est le mix intelligent des avantages.





8) Ce que toi tu peux en retenir (même sans acheter Matrix)



Le meilleur takeaway de cette histoire, ce n’est pas “acheter tel modèle”.


Le meilleur takeaway, c’est :


➡️ Ta culture devient “élite” quand tu contrôles l’énergie + le microclimat + l’uniformité.


Tu peux copier l’idée avec plein d’approches :


  • full LED moderne + contrôle leaf temp/climat

  • HPS + LED bars périphériques (plus simple et souvent moins cher)

  • ajout de LED ciblées (660nm / far red) si tu sais pourquoi tu le fais

  • contrôle VPD/irrigation pour exploiter des PPFD élevés






Conclusion



Le checkerboard Matrix, c’est une stratégie “pro grow” cohérente : uniformité + pénétration + leaf temp, avec un spectre plus complet qu’un HPS pur. Les sceptiques ont raison sur un point : la distance n’est pas magique. Mais les partisans ont raison aussi : quand c’est bien mappé, c’est extrêmement performant.


Si tu es novice : retiens que ce n’est pas une question de gadget, mais une question de cohérence du système.


Si tu es pro : retiens que Matrix vend une approche basée sur des fondamentaux (uniformité, radiant heat), et que la vraie question c’est : est-ce que ça améliore ton résultat plus que ça n’augmente tes coûts ?







 
 
 

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