Penser l’éclairage autrement : le détail qui change tout en culture indoor
- botafarmseedbank
- 29 déc. 2025
- 3 min de lecture
L’agencement de l’éclairage est l’un des sujets les plus sous-estimés en culture indoor.
Beaucoup de cultivateurs, novices comme expérimentés, pensent encore que le choix de la lampe est plus important que sa disposition.
En réalité, le layout lumineux a souvent plus d’impact sur le rendement et la qualité que la marque ou la puissance brute de la LED.
Avec Botafarm,
ce sujet n’est pas théorique.
Il y a déjà plusieurs années, les équipes Athena et LUX Lighting nous ont challengés sur notre manière de penser l’éclairage.
À l’époque, comme beaucoup, nous disposions nos lampes directement au-dessus des tables, une lampe par surface cultivée.
C’était logique, simple, et largement répandu.
Mais après avoir vu leurs données, puis surtout après avoir mené nos propres tests en conditions réelles, notre vision a complètement changé.
Ce qui nous a convaincus, ce sont des comparaisons side-by-side, dans des salles strictement identiques : mêmes génétiques, même irrigation, même climat, même nutrition.
La seule variable était la disposition des luminaires.
Dans le premier scénario, classique, les lampes étaient centrées au-dessus des tables.
Dans le second, les mêmes lampes étaient réparties de manière uniforme sur l’ensemble du plafond, en grille régulière type 4×4, indépendamment de l’emplacement exact des tables.
Les résultats ont été sans appel.
Quand les lampes sont alignées directement au-dessus des tables, on observe presque toujours le même phénomène.
Le centre de la canopée reçoit une intensité lumineuse très élevée, parfois excessive, tandis que les bords et surtout les extrémités des rangs subissent une chute progressive de lumière, ce que l’on appelle le falloff.
Visuellement, les plantes en bout de ligne sont souvent moins denses, moins vigoureuses, avec une maturation légèrement en retard.
Sur la balance finale, ce sont des grammes perdus, et sur le plan qualitatif, une homogénéité qui n’est jamais parfaite.
Avec un éclairage réparti sur tout le plafond, la logique change complètement.
Les faisceaux lumineux se chevauchent, l’intensité se lisse naturellement, et chaque plante reçoit une lumière plus uniforme, venant de plusieurs angles. On ne cherche plus à “frapper fort” à un endroit précis,
mais à éclairer juste, partout.
Dans nos essais, cela s’est traduit par une canopée nettement plus homogène, des plantes qui réagissent de la même manière du début à la fin des rangs, et surtout une disparition quasi totale du falloff.
Les fleurs en bout de ligne présentaient la même densité, la même structure et le même niveau de maturation que celles situées au centre de la salle. À rendement égal en watts par mètre carré, la production utilisable était plus élevée, simplement parce qu’il y avait moins de zones faibles.
Sur le plan qualitatif, l’effet est tout aussi marqué. Une lumière plus uniforme signifie une photosynthèse plus régulière, moins de stress lumineux localisé, et une meilleure expression génétique sur l’ensemble de la surface. Les différences entre plantes diminuent, ce qui facilite la gestion de la culture, la récolte et le post-harvest.
C’est exactement pour cette raison qu’Athena et LUX insistent depuis longtemps sur la notion de lighting layout plutôt que sur la simple puissance installée.
Le but n’est pas d’avoir plus de watts,
mais de mieux les répartir.
Deux salles avec la même puissance totale peuvent produire des résultats radicalement différents selon la manière dont la lumière est distribuée.
Pour les cultivateurs novices, le message est simple : ne pensez pas votre éclairage “table par table”. Pensez votre salle comme un tout. Le plafond devient votre grille de distribution lumineuse, et les tables s’intègrent dans ce schéma global.
Pour les cultivateurs expérimentés, c’est souvent un déclic. Beaucoup ont déjà observé des différences de rendement ou de maturité en bout de rang sans toujours en identifier la cause exacte. Dans la majorité des cas, ce n’est ni la génétique ni la nutrition, mais bien la chute d’intensité lumineuse liée à un mauvais agencement des lampes.
Aujourd’hui, chez Botafarm,
nous concevons les salles en partant de l’éclairage, et non l’inverse. Les tables, les allées et la densité de plantation sont pensées pour s’adapter à une distribution lumineuse homogène, et non pour contraindre les luminaires. C’est un changement de logique, mais c’est aussi l’un des plus rentables à long terme.
Si ce sujet t’intéresse, c’est typiquement le genre de détail qui fait la différence entre une salle “qui fonctionne” et une salle vraiment optimisée.
Et c’est exactement ce type d’approche que nous transmettons dans le pilotage des cultures (crop steering) chez Botafarm : comprendre les fondamentaux, tester, comparer, et s’appuyer sur des résultats concrets plutôt que sur des habitudes.



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